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Commençons dès à présent, notre fête du Paradis

03 Sep

Musique ouïghoure

Publié par Last Night in Orient  - Catégories :  #musique chinoise, #Musique ouïghoure

La musique des Ouïgours prend racine dans un passé culturel brillant, accumulant des éléments des antiques civilisations indo-iraniennes (Tokhariens, Sogdiens), le bouddhisme, le manichéisme, la culture turcique et enfin musulmane..

Le monument de la musique ouïgoure est le Onikki Muqâm, les « 12 Suites » dans douze modes (muqâm) différents, durant chacune environ deux heures dans la tradition de la région de Kachgar.

Dans la version canonique de Kachgar, qui est la plus étendue, la totalité de ce répertoire comprend 242 mélodies, chantées sur 1.235 distiques. D’autres recensements font état de 316 unités (âhang). Dans la version kachgarienne, chaque muqâm comporte trois sections en plus de l’ouverture non mesurée (muqâm bashi).

L’idée de grouper les pièces en suites est liée à la culture des grandes villes et à la présence d’un pouvoir central. Ainsi dans chaque cité d’Asie Centrale s’est élaboré un répertoire de ce type. Ces suites ne sont pas destinées à la danse mais à l’écoute attentive, notamment dans les réunions meshep, c’est pourquoi leurs mélodies sont plus élaborées que celles des suites de chansons et d’airs à danser appelées sanam.

En plus de ces répertoires, il existe dans chaque région, et notamment à Kachgar et Ili, un très grand nombre de chansons anciennes.

 

Source : Jean During, Musiques d’Asie centrale, Actes Sud, 1998.

 

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