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Commençons dès à présent, notre fête du Paradis

08 Dec

La musique dans le contexte de l'identité culturelle du syncrétisme culturel cubain

Publié par Last Night in Orient - LNO ©  - Catégories :  #Musique cubaine, #Culture cubaine, #Métissage culturel, #syncrétisme culturel

La culture cubaine est le résultat de la fusion de deux racines essentielles, l'une espagnole et l'autre africaine, caractérisées par la multiculturalité.C'est un exemple de transculturation complexe, car c'est un processus qui pendant plusieurs siècles, par assimilation dans certains cas et rejet dans d'autres, les différentes composantes ethnoculturelles ont façonné une identité culturelle cubaine.

La musique cubaine est l'expression des rythmes et des mélodies originales de l'île de Cuba, qu'elles soient indigènes ou introduites par les colons espagnols et les esclaves africains, arrivés à partir du XVIe siècle.

Dans la musique cubaine, un large éventail de genres musicaux, de variantes et de styles est évident, allant de ses origines nébuleuses à la reconnaissance universelle dont elle jouit aujourd'hui. Son origine est très diverse, du fait que tant les ethnies autochtones qu'espagnoles ont participé à son intégration, ces dernières exerçant une plus grande influence, car pendant la période de colonisation un processus de syncrétisme culturel très important se produit à la suite de la phénomène de colonisation nécessaire au développement politique, économique et social du continent américain. De ce choc des cultures et avec l'inclusion des colons d'autres territoires, principalement des esclaves africains, se sont forgées des nations qui apporteront plus tard le nouveau patrimoine culturel chargé d'un hybride de races, de religions. La musique cubaine est l’une des plus exportée à travers le monde et ce, depuis plus d’un siècle. Les talents et les tubes planétaire sont légions.

Grâce aux études archéologiques et aux récits des chroniqueurs, il a été possible de connaître le mode de vie des aborigènes et, dans ce cadre, leur développement culturel. La musique aborigène était un moyen de communication magico-religieux, avec lequel ils aspiraient à dialoguer avec des forces invisibles pour faciliter la réalisation de leurs objectifs magiques, représentés à travers les areítos, considérés comme de véritables rituels qui unifiaient toute une série de manifestations culturelles. Dans les témoignages adressés par Fray Bartolomé de las Casas dans Histoire des Indes, il est dit que les paroles chantées dans les areítos faisaient référence aux récits de leurs traditions, à l'histoire de leurs origines, à la succession de leurs caciques et aux légendes sur leurs dieux.

Avec l'arrivée des Espagnols à Cuba, le choc entre deux cultures, l'indigène et l'ibérique, a lieu, provoquant le mélange de divers éléments qui constituaient une véritable mosaïque ethnique et culturelle sur l'île. Au cours des XVe et XVIe siècles la musique ecclésiastique prédominait, ainsi que la musique populaire d'Estrémadure, des Canaries, d'Andalousie et de Castille issue des ballades et de la tradition guanche, avec l'utilisation d'instruments tels que le luth et la guitare. La musique militaire arrive également, accompagnée de tambours et de flûtes.

Liée au culte catholique, un credo établi à Cuba depuis la conquête et la colonisation de l'île, la musique a trouvé dans l'Église l'institution qui allait conserver pour l'avenir la première preuve documentaire de l'activité créatrice indigène dans cette manifestation artistique. La musique était un monopole presque exclusif de l'Église catholique ; Cela représentait le seul centre de travail permanent à le travailler professionnellement, en institutionnalisant les études et en introduisant des instruments et des formes musicales d'une grande complexité, bien que sans trop se soucier de la transcription musicale des chants indigènes à des fins de préservation.

 

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