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14 Aug

Les poissons d'or et les cercles de craie : la poésie secrète d'Aureliano Buendía

Publié par Last Night in Orient - LNO ©  - Catégories :  #Cent ans de solitude, #Littérature

Bien que le colonel Aureliano Buendía soit surtout connu pour son aura sombre, sa dureté et son destin tragique, il possède plusieurs facettes profondément humaines, attachantes et presque attendrissantes qui révèlent son "côté sympathique" ou vulnérable :

  • Sa tendresse secrète et sa fidélité en amitié : Malgré son air bourru et son incapacité apparente à exprimer l'amour romantique, il voue un attachement indéfectible à ses proches, notamment à son frère aîné José Arcadio Segundo (avec qui il partage une complicité intime) et à son grand ami Gerineldo Márquez, avec qui il partage les désillusions de la guerre.
  • Son désintéressement total du pouvoir : Contrairement aux politiciens corrompus qu'il combat, le colonel ne cherche ni la gloire, ni l'argent, ni les privilèges. Lorsqu'on lui propose une immense pension viagère après la guerre, il la refuse obstinément, préférant vivre dans le dénuement le plus total et s'isoler dans son atelier.
  • La poésie de ses petits poissons en or : Son obsession obsessionnelle et minutieuse pour la fabrication de ses petits poissons en or est une activité d'une grande poésie. C'est sa façon de se raccrocher au monde réel, de fuir le chaos de la guerre et de trouver un semblant de paix intérieure dans un travail manuel et solitaire.
  • Son humanité paradoxale : Bien qu'il ait ordonné des exécutions et commis des actes de guerre impitoyables, il est rongé par les remords. À la fin de sa vie, ses souvenirs s'effacent doucement et il ne lui reste plus que la tendresse nostalgique pour les choses simples, comme le souvenir de son père l'emmenant découvrir la glace.
  • Ses fameux cercles de craie : Pour garder ses distances avec le monde et se protéger de l'hypocrisie des gens, il traçait un cercle de craie autour de lui et interdisait à quiconque de le franchir. Ce côté un peu bourru, presque enfantin et théâtral, montre une vulnérabilité touchante face à la complexité des relations humaines.
  • Sa nostalgie de l'enfance : Malgré son apparence de redoutable chef de guerre craint par tous, son esprit s'accroche avec une tendresse infinie aux souvenirs de ses jeunes années à Macondo, en particulier aux après-midi passés dans l'atelier de son père à observer les merveilles de la science et de l'alchimie.
  • Le décalage entre sa légende et sa simplicité : Dans l'intimité, loin des champs de bataille, le colonel est un homme d'une grande simplicité. Il ne se préoccupe ni de son apparence ni des honneurs, ce qui crée un contraste saisissant — et souvent attendrissant — entre le mythe terrifiant qui terrifie les gouvernements et l'homme fragile, solitaire et silencieux qu'il est réellement.
J'ai choisi de le représenter dans son atelier de Macondo, non pas en révolutionnaire en uniforme, mais dans l'intimité de son exil intérieur, concentré sur la fabrication de ses petits poissons d'or. On y voit le contraste entre la dureté de son visage marqué par la guerre et la délicatesse de son travail d'artisan.

J'ai choisi de le représenter dans son atelier de Macondo, non pas en révolutionnaire en uniforme, mais dans l'intimité de son exil intérieur, concentré sur la fabrication de ses petits poissons d'or. On y voit le contraste entre la dureté de son visage marqué par la guerre et la délicatesse de son travail d'artisan.

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